Le Vide et le Plein
Un être qui est plein de lui-même, c’est zéro, zéro ! Un être qui est un espace qui vous laisse respirer, qui ne vous absorbe pas, qui vous apporte un immense silence, un silence vivant, accueillant, qui est une respiration d’amour : Ah ! Celui-là, oui ! C’est un ferment merveilleux, un ferment créateur, il vous aspire dans cette direction, il vous entraîne à cette désappropriation radicale où la personnalité, l’axe de gravitation de tout l’être est constitué précisément par la démission, par l’offrande, par l’oblation, par le vide créateur, et c’est bien ce qui manque le plus dans le monde où nous vivons.
Bernard de Boissière et France-Marie Chauvelot in "Maurice Zundel", Éditions Presses de la Renaissance
